Nos champions

-

Paul Goalabré, de la station familiale aux courses mondiales

Paul Goalabré est presque né les skis aux pieds… Inscrit tout jeune au club de ski de fond d'Abriès, il a gravi les étapes une à une, jusqu'aux plus hautes marches des podiums internationaux.
« Être né dans le Queyras m'a apporté un rapport fort à la nature. Et puis, plus jeune, j'avais une tendance à être hyperactif. Alors j'allais me défouler en allant marcher, en faisant du vélo ou en skiant... Monter en haut d'une montagne pour découvrir le point de vue, ça m'a donné le goût de l'effort. Je suis sûr que ça m'a formé pour ma carrière de sportif ! » Paul Goalabré a beau avoir quitté le Queyras pour ses études et sa carrière de sportif de haut niveau, il n'en oublie pas moins ses origines malgré de nombreux déplacements à l'étranger. Il revient d'ailleurs régulièrement à Abriès, voir sa famille mais aussi côtoyer les anciens et les nouveaux du Ski Club du Queyras, où il a fait ses premières armes et « passé vraiment de bons moments ». Il n'est pas rare de le voir s'entraîner avec les jeunes du pays. Il fait effet de locomotive.
En effet, ce n'est pas tous les jours que l'on côtoie un vice-champion du monde de ski de fond (catégorie espoir – de 23 ans)… Et, son palmarès est loin d'être terminé !

Se faire plaisir
Pour rester au top de la forme, le champion s'entraîne quotidiennement, été comme hiver, deux à cinq heures par jour, que ce soit en ski de fond, en vélo ou en ski roues. Même lorsqu'il prend quelques jours de vacances. « Je vais m'entraîner ailleurs, ça me change un peu... » Son secret pour tenir le rythme ? « Je continue tant que ça me fait plaisir et que ça marche ! »
Un contrat avec l'Armée de terre lui assure des revenus réguliers. Aussi, en plus de faire partie de l'équipe de France de ski de fond, il compte parmi les membres de l'équipe de France militaire de ski. « Le sport de haut niveau coûte cher », se justifie-t-il. Pour lui permettre de vivre de sa passion, la Communauté de Communes du Guillestrois Queyras lui octroie également une subvention annuelle et lui prête un véhicule. Pour l'instant, il ne sait pas où tout cela le mènera. « En ski de fond, on peut s'imaginer une carrière plus longue que dans d'autres disciplines parce que c'est un sport d'endurance. On peut aller jusqu'à 30 – 35 ans. » Paul Goalabré a encore le temps pour continuer à atteindre les sommets !
© Textes - Cécile Descampiaux

Newsletter saison 2017/2018

  • paul-2492
  • dsc-0913-2-2493