ouvrir
Retour à l'accueil
Sécurité
La montagne l’hiver est un formidable terrain de jeu, blanche, pure, vierge, mais il ne faut pas oublier qu’elle reste un espace naturel avec ses risques et ses règles à respecter. Avant de partir en raquettes, ou en ski de randonnée, préparez votre sortie en vous renseignant sur les conditions de neige, en vous équipant du matériel adéquat et en respectant les règles élémentaires de sécurité.

Plusieurs sites Internet peuvent vous être utiles dans votre recherche d’information :
Météo France  
Montagne info
 

ludique-enfant-arva


 
Appréhender les risques liés à la neige nécessite une bonne connaissance du milieu montagnard. Elle s’acquiert avec l’expérience et en se formant (formations aux premiers secours, nivologie, maniement des appareils de recherche de victimes en avalanches…) 

Pour en savoir plus voici quelques liens utiles :
Nivologie, étude de la neige
Outils de recherche en avalanche
 

environnement-neigeneige-avalanche
 

Les risques liés au froid et au soleil


Lorsque l’on évoque les risques liés à la montagne l’hiver on pense bien évidemment aux avalanches, mais souvent moins aux risques liés au froid ou au soleil.
 
 
Hypothermie


L'hypothermie est une situation dans laquelle la température centrale du corps chute en dessous de 35 ° et ne permet plus d'assurer correctement les fonctions vitales.
Le degré d’hypothermie peut être variable
état normal : de 37 à 35 °C :
hypothermie modérée : de 35 à 34 °C
hypothermie moyenne : de 34 à 32 °C :
hypothermie grave : de 32 à 25 °C
hypothermie majeure : en dessous de 25 °C
L'hypothermie peut survenir lors d'une exposition prolongée au froid. En montagne l’hiver, elle est une complication courante pour une personne victime d'un accident ou d'un malaise.

Quels sont les signes d’une hypothermie ?
Elle provoque des frissons, un manque d’énergie, une grande fatigue. La peau est froide, la personne semble désorientée, dans un état de confusion, elle peut également perdre connaissance.

Que faire en cas d’hypothermie ?
Si la personne est consciente

Avant toute action, il faut dans la mesure du possible soustraire la personne du froid en l’isolant du sol, du vent… Oter les vêtements mouillés. L'envelopper de couvertures sèches ou d’une couverture de survie (sans oublier la tête).
Donner une boisson chaude en l’absence de troubles de la conscience, d’autres traumatismes ou de malaises. Réchauffer PRUDEMMENT (un réchauffement trop rapide peut provoquer des troubles importants)

Si la personne présente des troubles de la conscience
En cas d’hypothermie grave, tout déplacement doit être évité. La manipulation de la victime ou son réchauffement trop rapide peut provoquer un arrêt cardiaque brutal.
En cas de perte de connaissance : libérer les voies aériennes supérieures et mettre de façon prudente la personne en position latérale de sécurité
En extérieur, la victime est couverte en attendant l'arrivée des secours. Elle sera transférée avec prudence dans la cellule sanitaire chauffée du véhicule d'intervention.
Le réchauffement actif sera effectué à l'hôpital, sous surveillance médicale.

L'onglée

L’onglée arrive sans prévenir, sous l’action du froid les doigts perdent leur coloration, deviennent blancs. Ils sont engourdis et les bouger devient difficile.
Comment éviter l’onglée ?
Le plus efficace est d’augmenter la production de chaleur corporelle par l’augmentation de l’activité physique (marcher, courir, sauter…). 

ludique-raquettes



Quelques petits conseils peuvent néanmoins aider à éviter l’onglée : 

Effectuer de grands mouvements de rotation des bras pour faire circuler le sang, petits coups répétés donnés sur le genou.
Placer les mains au chaud sur le ventre, sous les aisselles.
Desserrer les chaussures, remplacer les gants par des moufles.
Maintenir une bonne hydratation pour fluidifier le sang et améliorer sa circulation.
La phase de réchauffement est très douloureuse, les doigts picotent, brûlent et retrouvent petit à petit une coloration normale.

La gelure

« La gelure survient de manière insidieuse à la suite d'une exposition de plusieurs heures à un froid vif (nettement inférieur à 0°C).
La perte de sensibilité, l'aspect blanc des extrémités sont les seuls signes d'alarme. Encore faut-il enlever gants et chaussettes pour s'en rendre compte...
L'étendue et la gravité de la gelure est impossible à évaluer avant le réchauffement. En montagne, celui-ci ne peut être entrepris que dans un lieu protégé, d'où l'évacuation pourra être organisée. »

Que faire en cas de gelure ?
• N'entreprendre une action de réchauffement local qu'en lieu sûr, où une évacuation sera possible.
• Interdiction d'enlever la ou les chaussures de ski ou de montagne lorsqu'on suspecte une gelure du pied sous peine de ne plus pouvoir les remettre,
• Eviter les traumatismes par friction.
• Ne jamais flageller ou placer la partie gelée dans la neige,
• En aucun cas réchauffer une gelure s'il persiste un risque évident d'exposition au froid. »

JP Herry Médecin de l’Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme 


L’action du vent sur la sensation de froid et les risques de gelures


L’hiver, la température inscrite sur un thermomètre peut ne pas refléter la température ressentit par le corps. En effet le vent à un effet de multiplicateur du froid. Par exemple avec une température extérieure de – 10 ° et un vent de 25 km/h, la température réelle est en fait de – 25 °. 

 environnement-temperature



Ophtalmie des neiges


La montagne l’hiver est un terrain propice aux affections de l’œil. La neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets, alors que le sable n'en réfléchit que 20% et l'eau 5 à 10%. Les rayons ultraviolets sont néfastes pour l’œil et sa cornée. 

environnement-soleil



Quels sont les signes d’une ophtalmie des neiges ? 

Cela débute par une simple sensation de "grain de sable" sous les paupières, une rougeur des yeux et un larmoiement, puis apparaissent des troubles de la vision, pouvant se transformer en une cécité transitoire.
L'ophtalmie n'est pas grave en elle-même. Elle guérit sans séquelle en 48 heures avec quelques petits soins (application d'eau froide, pansements oculaires, mise au repos dans l'obscurité...).
Elle est grave indirectement puisque elle entraîne une perte totale d'autonomie de la personne qui en souffre.

Quelques conseils pour éviter l’ophtalmie : 

Utiliser couramment des lunettes à verres filtrants les UV : catégorie IV en haute montagne, catégorie III dans les activités de pleine nature.
Choisir des verres largement couvrants ou des montures avec cache latéral.
Veillez à la protection de l'œil chez l'enfant avec port de lunettes ou de casquette.


Brûlures solaires

Les rayons Ultra Violets sont néfastes pour la peau, notamment pour les peaux claires et celle des enfants. L'indice UV montre le temps qu’il faut pour attraper un coup de soleil en fonction du niveau de l’indice

Indice UV Catégorie Temps pour attraper un coup de soleil
Supérieur à 9 Extrême Moins de 15 minutes
7 à 9 Fort Moins de 20 minutes
4 à 7 Moyen Environ 30 minutes
0 à 4 Faible Moins d'une heure

En France, en montagne à 2000 mètres d’altitude, l’indice UV est d’environ 10.

Quelques conseils pour éviter les brûlures solaires : 

• Eviter de s'exposer au soleil en haute montagne quand cela n'est pas nécessaire.
• Appliquer des écrans solaires d'indice de protection élevé entre 15 et 20.
• Choisir des crèmes qui protégent des UVB et des UVA.
• Renouveler fréquemment l'application de ces crèmes, toutes les deux heures, voire plus si la transpiration est importante.
• Limiter les temps d'exposition au soleil avant que le bronzage soit acquis.
• S'interdire l'utilisation de tous les produits allergisant, parfums, crèmes anti-inflammatoires, certains médicaments.