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Quatre : Un parcours d'oeuvre d'art contemporain
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QUATRE, 4 ARTISTES – 4 LIEUX
Le projet s'est terminé le 16 juin. Vous pouvez toujours apercevoir l'oeuvre de Julia Cottin sous le Fort de Château Queyras et ce jusqu'au 16 octobre.
Parcours d'art contemporain à ciel ouvert dans les Hautes-Alpes
Du 30 juin au 16 septembre 2012
Avec : Boris Chouvellon, Julia Cottin, Gilles Desplanques, Frédérique Nalbandian
Au-delà de liens historiques forts entre les territoires du Grand Briançonnais, de la Maurienne et des Vallées piémontaises, les collectivités oeuvrent depuis de nombreuses années au développement d’un véritable territoire non plus frontalier mais transfrontalier : les Hautes Vallées.
S’appuyant sur des outils de programmation européens, le Plan Intégré Transfrontalier (P.I.T.) est un véritable projet de territoire multithématique touchant différents domaines mais qui tend vers un seul objectif : le développement économique et social du territoire. S’intégrant dans le projet Sites Phares, déclinaison cultuelle du P.I.T., la saison d’art contemporain apporte un regard pertinent et prend le contrepied de tous les clichés sur notre patrimoine en le détournant de manière inattendue par le biais d’expositions d’oeuvres éphémères loin des musées
QUATRE c'est le nombre d'artistes qui se sont inspirés du territoire, de son histoire, de son architecture et de ses savoir-faire pour proposer aux habitants, aux touristes, aux amateurs d'art contemporain de (re)découvrir le chemin des rivières et des fortifications.
QUATRE c'est aussi le nombre de communes – Briançon, Château-Queyras, Les Vigneaux, Mont-Dauphin – où les artistes ont posé leurs bagages le temps d'un mois et leurs oeuvres le temps de la saison estivale.
Au sein de ce territoire au relief accidenté et fascinant, formé à la fois de montagnes vertigineuses et de rivières ondoyantes et tumultueuses, les artistes explorent les notions de passage et de frontière ; ils les réinterprètent, les distordent, les questionnent.
A Briançon, Boris Chouvellon, au travers de son installation monumentale, composée d'éléments de caravanes et de miroirs, pose directement la question de l’exil, de la migration et de la difficulté physique du passage entre les montagnes.
A Château-Queyras, Julia Cottin s'approprie des éléments constitutifs de l'environnement naturel et architectural des sites pour construire des sculptures défensives qui évoquent les fortifications de Vauban.
Aux Vigneaux, Frédérique Nalbandian, habille le mur des Vaudois, le met en évidence et en apposition avec la conduite forcée qui traverse le paysage, évoquant ainsi les notions de limite et de circulation.
A Mont-Dauphin, Gilles Desplanques, quant à lui, présentifie le passé historique de la place forte en proposant une oeuvre performative, décalée et absurde prenant comme point de départ l’occupation du site par un casque bleu des Nations Unies perdu au milieu d’un ailleurs qui n’est pas à sauver.
Chacun des artistes présentera également dans une autre des quatre communes concernées, un œuvre existante, réactivée pour l’occasion dans le contexte de l’in situ.
La réflexion des artistes invités se nourrit de la mémoire des lieux, des architectures, du paysage mais aussi de notre rapport au monde et des questions sociétales qui le traverse : la frontière, l’exil, la peur de l’autre, le devoir de mémoire, le paysage, le point de vue. Au-delà de l’objet tous s’appliquent à considérer le territoire dans sa globalité et nous en proposent une approche sensible et perceptive à laquelle nous nous devons d’être attentifs.
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